“On ne peut considérer l'écoute comme une compétence de base menant à l'alphabétisation.”

l'Histoire du braille

Braille in Iron

Malgré sa diffusion publique en 1829, ce n’est que près d’un siècle plus tard que le braille est devenu le principal code tactile des lecteurs aveugles. Aux États-Unis, des débats sur le code tactile ont fait rage jusqu’en 1917, année où une version britannique légèrement modifiée du code braille a été acceptée.

La « guerre des points », comme l’appelaient les organismes offrant des services aux personnes aveugles, a atteint un sommet en 1932 à l’occasion d'une conférence à Londres, alors que le Royaume-Uni et les États-Unis ont adopté le braille anglais standard (braille de niveau 2 ou braille abrégé, suivant son appellation actuelle). Le braille a bien entendu continué d'évoluer au fil des ans grâce aux efforts de nombreux spécialistes dévoués, qui n’ont eu de cesse de perfectionner les codes d’écriture et de musique, de créer des codes spécifiques pour les mathématiques et de donner suite à la nécessité engendrée par la notation braille informatique.

Dans les dernières décennies du XXe siècle, il est devenu de plus en plus évident que d’importants changements dans le code braille étaient légitimes. La majorité des enfants qui étaient aveugles fréquentaient les écoles publiques avec des camarades qui voient, et les progrès de la technologie informatique et des logiciels connexes ont créé un besoin encore plus impérieux pour les élèves de comprendre les caractères imprimés. En outre, les personnes aveugles cherchaient activement et obtenaient des emplois dans le secteur public. La technologie de transcription en braille et les progrès stupéfiants sous l’angle de l'accès aux documents écrits ont spectaculairement réaffirmé la nécessité pour les lecteurs de braille d’élargir l’éventail des documents accessibles. L’existence de différents codes tactiles s’est soldée par une hausse des coûts de production et d’acquisition de documents en braille ainsi que de la complexité de l’information codée qu’un lecteur de braille devait connaître et utiliser.

En 1991, les administrateurs de la Braille Authority of North America (BANA) ont reconnu les difficultés posées par l’existence de multiples codes et ont été à l’origine de l’élaboration de ce qui est devenu l’Unified English Braille (UEB). Deux ans plus tard, la BANA réussissait, grâce à son affiliation avec l’International Council of English Braille (ICEB), à porter son projet sur la scène internationale, sous la houlette de l’ICEB. Ce processus d'élaboration du code se poursuit depuis le début des années 1990. Des comités ont continué à perfectionner le code et à mener des recherches sur les éventuelles répercussions de son adoption dans l’ensemble du monde anglophone. Au printemps 2004, l’ICEB a estimé que l’UEB était suffisamment prêt pour être présenté aux pays membres comme norme nationale du braille. Depuis, tous les pays membres de l'ICEB ont adopté l’UEB, et l’implantation du code se poursuit à divers degrés.

Au Canada, l’UEB a été adopté en avril 2010, et le processus de mise en application est bien enclenché.

Avantages de l’UEB

La liste qui suit a été dressée à partir de l’expérience de pays qui ont adopté l’UEB ou qui sont en train de le faire.

  • L’UEB a fait l’objet de nombreuses recherches et il a fallu de nombreuses années à des experts pour le mettre au point.
  • L’unification du code d’écriture et du code technique signifie qu’il est inutile d’apprendre des codes supplémentaires pour les documents techniques.
    L’ambiguïté des signes braille est éliminée, c’est-à-dire que les caractères n’ont plus des significations différentes selon le contexte.
  • L’harmonisation des nombreux codes braille des différents pays de langue anglaise autoriserait le partage des ressources, ce qui se traduirait par des économies d’argent et de temps.
  • Les ressources d’enseignement du braille peuvent être partagées entre les pays de langue anglaise utilisant le même code.
  • L’exactitude des transcriptions des caractères imprimés vers le braille et du braille vers les caractères imprimés est rehaussée, ce qui facilite la tâche des enseignants qui voient et qui veulent consulter les travaux de leurs élèves utilisateurs du braille.

UKAAF et UEB

En association avec l’United Kingdon Association for Accessible Formats (UKAAF), un forum a été mis sur pied pour examiner les questions entourant l’UEB.

De nombreuses questions ont été formulées à l’heure actuelle, dont certaines sont de nature très technique. Nous espérons qu’il sera possible de les réunir sous forme de foire aux questions ou de base de connaissances.

Comme l’UEB a été adopté à l’échelle mondiale ou presque, nous espérons que l’expérience acquise par les pays concernés depuis un certain temps servira aux nouveaux utilisateurs.

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